L’ouverture d’une piste diplomatique entre l’Iran et les États-Unis sur le détroit d’Ormuz a fait nettement reculer le gaz de court terme, malgré des flux norvégiens et une disponibilité nucléaire en baisse. Le pétrole, lui, reste au-dessus de 100 $ le baril, la mer Rouge demeurant sous menace :
🌍 Contexte international
💲Macroéconomie & 🌐Géopolitique :
En début de semaine, l’Iran a proposé de rouvrir le détroit d’Ormuz sous sept jours, en échange de la levée du blocus naval américain de ses ports, du dégel de ses avoirs et d’un allègement des sanctions sur ses exportations de pétrole. Selon Reuters, Washington et Téhéran explorent une sortie de conflit sur cette base.
À la tribune de l’ONU, Donald Trump a résumé l’alternative le 22 septembre : « anéantir » la République islamique ou « conclure un accord ». Le président iranien Massoud Pezeshkian a répondu le 25 septembre en soutenant la voie des négociations. Sur le terrain, rien n’a encore changé : le trafic dans le détroit reste inférieur d’environ 75 % à son niveau d’avant-crise.
Côté monétaire, les hausses de taux de la BCE (10 septembre) et de la Fed (16 septembre) continuent de soutenir le dollar. L’euro a encore reculé, de 1,149 à 1,139 dollar : les variations en euros des matières cotées en dollars sont donc supérieures d’environ un point aux variations en dollars.
🔥 Gaz naturel
📉-4,6 % sur les prix de 2027 et 📉-10,1 % sur les prix d’octobre 2026.
Le gaz a nettement reculé sur la semaine. Dans le sillage de la piste diplomatique, le contrat d’octobre (M+1) est passé dès lundi de 78,95 à 72,49 €/MWh. Après un rebond jeudi (74,05 €/MWh), il clôture à 71,00 €/MWh. Le contrat 2027 suit le même chemin et revient de 58,65 à 55,95 €/MWh. Seul le contrat 2028 progresse, à 37,82 €/MWh (+2,3 %).
La baisse s’est faite malgré un approvisionnement moins abondant par gazoduc : les flux norvégiens ont de nouveau reculé, de 269,6 à 240 Mm³/j. Les volumes GNL regazifiés vers le réseau européen ont en revanche progressé, de 3,66 à 3,89 TWh/j. Les stocks poursuivent leur remplissage, à 70,5 % en Europe (+1,4 point) et 81,6 % en France (+3,1 points).
Sur les échéances plus lointaines, le mouvement reste modeste et légèrement haussier : 29,23 €/MWh pour 2029 (+1,5 %) et 25,71 €/MWh pour 2030 (+0,7 %).
⚡ Electricité
📈+0,3 % sur les prix de 2027 et 📉-3,9% sur les prix d’octobre 2026.
Le contrat d’octobre recule de 155,00 à 149,02 €/MWh, et le quatrième trimestre 2026 de 156,88 à 152,37 €/MWh (−2,9 %). Pourtant, la disponibilité nucléaire a encore baissé, à 32,8 GW contre 37,1 GW la semaine précédente, soit à peine plus de la moitié du parc. Quand le nucléaire produit moins, le prix horaire se cale plus souvent sur les centrales à gaz. Or leur combustible a reculé de 10 % cette semaine : ces heures se paient moins cher, ce qui l’emporte sur la baisse de la production nucléaire.
Les températures, 2,9 °C au-dessus des normales de saison (19,5 °C), ont par ailleurs limité la demande.
Le contrat 2027 est stable à 87,30 €/MWh. Le repli des échéances longues entamé la semaine dernière se poursuit : 56,60 €/MWh pour 2028 (−2,5 %), 54,17 €/MWh pour 2029 (−3,4 %) et 57,70 €/MWh pour 2030 (−1,4 %).




