L’escalade autour du détroit d’Ormuz a fait monter l’ensemble des énergies pour une 4ème semaine consécutive. Sur un marché déjà tendu par l’été, des stocks de gaz bas et une canicule, l’escalade du conflit a poussé le gaz, l’électricité et le pétrole nettement à la hausse :
🌍 Contexte international
💲Macroéconomie & 🌐Géopolitique :
Le contexte géopolitique s’est de nouveau dégradé cette semaine. La trêve entre l’Iran, les États-Unis et Israël a volé en éclats. Les frappes américaines sur le territoire iranien se sont poursuivies treize nuits d’affilée, tandis que Téhéran a riposté en visant des bases américaines au Koweït et à Bahreïn. Donald Trump a également menacé l’Iran d’une riposte « massive ».
Les tensions touchent désormais les principales routes maritimes du pétrole. Le 23 juillet, les pétroliers saoudiens Encelia et Layla ont été frappés par des missiles et des drones attribués aux Houthis. Cette nouvelle attaque intervient alors que le détroit d’Ormuz reste largement fermé depuis février. Les marchés ont immédiatement réagi : le Brent a franchi le seuil des 100 dollars le baril en séance jeudi.
Sur le plan macroéconomique, la BCE a maintenu son taux de dépôt à 2,25 %, conformément aux attentes, et renvoyé toute évolution de sa politique monétaire à septembre. Dans le même temps, l’euro a légèrement reculé face au dollar, de 1,144 à 1,137 (-0,6 %). Une baisse modérée, mais qui renchérit mécaniquement le coût des matières premières importées en Europe.
🔥 Gaz naturel
📈+8,5 % sur les prix de 2027 et 📈+11,3 % sur le contrat d’août 2026.
Le marché du gaz européen a poursuivi sa hausse cette semaine. Sur le PEG, le contrat d’août 2026 est passé de 57,4 à 63,9 €/MWh, tandis que le Cal 2027 a progressé de 41,3 à 44,8 €/MWh. Il s’agit de la quatrième semaine consécutive de hausse. Cette progression s’explique avant tout par le regain de tensions au Moyen-Orient, qui ravive les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en GNL. Très dépendante des importations maritimes, l’Europe reste particulièrement exposée à toute perturbation dans la région.
Dans le même temps, les arrivées de GNL en Europe reculent à 2,9 TWh/j, alors que les exportations norvégiennes demeurent stables autour de 2,84 TWh/j. Les stocks continuent de se reconstituer (54,8 % en Europe, 53,7 % en France), mais le rythme reste insuffisant. À cette période de l’année, les réserves européennes figurent toujours parmi les plus faibles observées depuis une quinzaine d’années.
⚡ Electricité
📈+8,8 % sur les prix de 2027 et 📈+18,4 % sur le contrat d’août 2026.
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Le marché de l’électricité est resté orienté à la hausse, dans le sillage du gaz. Le contrat d’août progresse de 85,3 à 101,0 €/MWh (+18,4 %), tandis que le Cal 2027 gagne 8,8 %, à 70,6 €/MWh. Les échéances les plus proches restent les plus sensibles aux tensions actuelles. Les fondamentaux demeurent contrastés. La disponibilité du parc nucléaire reste limitée à 40,7 GW, sous l’effet des opérations de maintenance estivales. Dans le même temps, des températures supérieures aux normales de saison soutiennent la consommation liée à la climatisation. La production solaire reste élevée, tandis que l’éolien contribue plus modestement. Même si la France produit une électricité majoritairement décarbonée, ses prix restent étroitement liés à ceux du gaz. Dès que le nucléaire et les énergies renouvelables ne couvrent plus la demande, les centrales à gaz fixent le prix du marché. Les interconnexions avec l’Allemagne et l’Italie, où la production est plus dépendante des énergies fossiles, renforcent également cette pression haussière. |




